Faire de ma vie une oeuvre d’art

Vivre plusieurs vies à la foisJe trouve beau ce que je suis en train de faireLa place que j’occupe est unique

Vivre plusieurs vies à la fois

Croire ou ne pas croire à la métempsychose, là n’est pas notre propos. Si nous désirons ou ressentons le besoin de vivre plusieurs vies pour nous perfectionner (tendre vers ce qui nous emplit de joie), autant commencer tout de suite, ici et maintenant. Vivre plusieurs vies tout de suite, c’est ce que nous faisons toutes et tous mais de façon le plus souvent non-consciente: dans nos fantaisies, quand nous suivons notre imagination non dirigée qui s’égare et nous égare. Vivre plusieurs vies de manière consciente, c’est vivre ma vie sur différents plans, comme par exemple:
– vivre ma vie sur le plan spirituel ou philosophique, en cherchant la vérité à propos de mon existence, en me questionnant sincèrement et consciemment: qui suis-je, quel est le monde dans le quel je vis, quelles sont mes origines, ou toute autre question qui me permette de ressentir, lorsque je la laisse résonner en moi, que quelque chose de réel  se passe, que je touche à quelque chose de vivant en moi;
– vivre ma vie sur le plan psychologique, en observant consciemment les fonctionnements qui me sont propres, mes identifications, mes programmes,  mes cadres de référence, mes potentiels de transformation;
– vivre ma vie sur le plan matériel, en exerçant une activité qui convienne à mes aspirations, en me libérant au maximum des contraintes qui s’opposent à ce que ma vie ordinaire résonne en harmonie avec ma quête spirituelle, mon questionnement philosophique et mon développement psychologique, en prenant soin de mon corps et en écoutant ses besoins.

Je trouve beau ce que je suis en train de faire

La beauté est certes subjective et c’est à chacune et chacun de s’interroger, dans ses actions et ses entreprises, ses tâches quotidiennes, sur la beauté de son geste. Il ne s’agit pas de se comporter en espérant faire entrer ses comportements au musée des Beaux-Arts, ni chercher à faire reconnaître ses gestes par la communauté en laissant à cette dernière le pouvoir de décider sur le beau et le laid en fonction de critères qui me sont extérieurs. Bien au contraire, il s’agit d’évaluer moi-même, grâce à mon propre ressenti intérieur, si ce que je suis en train de faire, ce qui je suis en train de dire, ce que je suis en train de penser est en harmonie avec mes valeurs profondes. Ainsi, en préparant le repas, en saluant quelqu’un dans la rue, en souriant à mon voisin ou à ma collègue, en rédigeant un rapport ou en transportant du matériel pour construire un bâtiment, j’observe comment ce que je fais, en s’harmonisant dans le projet global de mon existence, laisse émerger en moi un sentiment de beauté. Beauté car en relation harmonieuse avec ma vie et mon environnement. C’est le premier pas.

La place que j’occupe est unique

Si ce que je suis en train d’accomplir peut être réalisé mieux ou aussi bien par quelqu’un d’autre que moi, est-ce que je suis à la place unique que je veux occuper dans ma vie? C’est l’ensemble de mes qualités, travaillant ensemble, qui rendent possible la création d’une vie unique et que moi seul-e peut occuper. Et c’est cette place que je veux occuper. Celle qui me relie au monde car je suis comme tout le monde, je ne ressemble à personne. L’individualité ne me sépare pas du monde, elle permet de m’y glisser en occupant une place bien particulière, la mienne, qui participe de ce monde.